Question écrite : Un chapiteau à l’hôtel de Bocholtz

Monsieur le bourgmestre,

L’hôtel de Bocholtz, place Saint-Michel, est l’un des plus beaux édifices anciens de la Ville et l’un des témoins les plus importants de la Renaissance mosane à rester sur pieds.

L’édifice est cependant affublé, depuis près de deux ans, d’une extension en toile et en métal de type «chapiteau» dont l’effet est pour le moins regrettable.

Pourriez-vous m’indiquer si cette extension — qui ne semble avoir de provisoire que le nom — a fait l’objet d’un permis d’urbanisme ? Si oui, à quelle date a-t-il été délivré ? A-t-il fait l’objet d’une enquête publique ? Et quelles sont les éventuelles conditions édictées par ce permis, notamment dans la durée autorisée pour le maintien de cette structure ?

Si ce n’est pas le cas, pouvez-vous m’indiquer si les services compétents ont dressé procès-verbal ? Et les raisons qui font que ce «chapiteau» n’a pas encore été démonté ?

En vous remerciant pour les réponses que vous m’apporterez, je vous prie de recevoir, Monsieur le bourgmestre, mes salutations les meilleures.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège

Bavière : quel objet pour l’étude d’incidences ?

Question orale au Collège, Conseil communal du 25 janvier 2016.

Monsieur le bourgmestre,

La presse s’est fait l’écho de l’imminence d’une étude d’incidences sur l’environnement relative à un projet à venir sur le site de Bavière, dans le quartier d’Outremeuse, sans toutefois préciser l’objet de cette étude.

Vous serait-il possible de m’indiquer la nature du dossier dont la Ville a été saisie ? Propose-t-il un aménagement sur l’ensemble du site ? Si oui, qui est le demandeur ? Ou ne concerne-t-il que la seule bibliothèque provinciale, sur la fraction du site qui a été acquise par la Province de Liège ? Continuer la lecture de Bavière : quel objet pour l’étude d’incidences ?

Cinémas au Longdoz, le retour

Interpellation au Collège, Conseil communal du 25 janvier 2016.

Monsieur le bourgmestre,

On l’a appris il y a quelques semaines : la construction de nouvelles salles de cinéma dans le quartier du Longdoz revient une nouvelle fois sur la table. Le dossier, qui avait fait l’objet d’une demande de permis fin 2014, avait été rejeté par le fonctionnaire délégué, notamment au motif de l’absence d’une étude d’incidences suffisamment récente.

Si je me réjouis qu’une nouvelle étude d’incidences soit enfin diligentée — c’est bien le moins au vu de l’impact qu’un tel projet aura sur son environnement —, je m’inquiète cependant de voir le projet revu à la hausse depuis sa dernière mouture — on parle désormais de 10 salles au lieu de 6 lors du dernier round — et de la menace qu’il fait à mon sens clairement peser sur le centre-ville, à divers titres. Continuer la lecture de Cinémas au Longdoz, le retour

Pour la fermeture de Tihange !

J’ai inscrit, à l’ordre du jour du Conseil communal de ce 25 janvier 2016, l’examen de la motion suivante.

Mise à jour : le texte a été repris, quasiment tel quel, par le Collège communal (projet de délibération ici), et sera soumis au vote, avec de bonnes chances d’être adopté, lors de la séance du 22 février 2016.

Seconde mise à jour : le texte a été débattu au Conseil communal du 22 septembre. Finalement, deux «contre-motions» ont été déposées, l’une par la majorité (PS-CDH) et l’autre par le MR. Il a finalement été décidé de renvoyer le point au prochain Conseil communal. Voir ici et ici le compte-rendu qu’a fait la RTBF de ce débat.

Considérant la vétusté des installations de Tihange et la présence de «microfissures» (dont certaines dépassent 15 cm de longueur) dans les cuves des réacteurs.

Considérant la multiplication des pannes et autres «arrêts non programmés» observés au cours des dernières années sur le site de Tihange.

Considérant que le risque que représente la centrale pèse négativement sur l’attractivité de la région liégeoise, et notamment sur sa capacité à attirer de nouveaux habitants, des entreprises voire des visiteurs.

Considérant les mises en garde répétées venant notamment de techniciens électronucléaires sur les risques du prolongement de la vie des centrales ; techniciens pour lesquels la probabilité d’un accident nucléaire majeur en Europe est loin d’être négligeable.

Considérant le caractère incommensurable des dégâts humains et économiques que peut provoquer un accident nucléaire majeur, comme on peut par exemple l’observer à Fukushima.

Considérant les inquiétudes exprimées par différentes autorités publiques hollandaises, allemandes ou luxembourgeoises et l’importance, pour la Ville de Liège, d’être à l’écoute de la voix de ces partenaires de premier plan.

Considérant l’obstacle que la persistance du choix nucléaire fait peser sur le développement des filières de l’énergie renouvelable, compromettant la possibilité pour la Belgique et pour la Wallonie de se positionner sur ce créneau économique d’avenir.

Le Conseil communal demande au gouvernement belge de renoncer à la remise en route des réacteurs nucléaires belges «fissurés» et d’organiser à brève échéance l’arrêt de l’ensemble des réacteurs nucléaires belges, et notamment de ceux qui sont présents sur le site de Tihange.

Le TEC, un truc de gens qui n’ont pas le choix ?

En lisant, ici et là, les commentaires à propos du tram, je tombe sur bon nombre de réflexions tenues par des personnes qui ne vivent pas en ville et la fréquentent peu (sinon pas du tout) et estiment, parfois avec virulence, souvent avec certitude, que ce tram est inutile, un nouvel épisode des «Grands travaux inutiles» — voire qu’il ne s’agit que du délire (inévitablement) mégalomaniaque de quelques élus (forcément) irresponsables (sinon corrompus, comment pourrait-il en aller autrement ?).

Bien sûr, aucun de ces intervenants n’est obligé d’aller chaque matin s’entasser dans une de ces bétaillères que sont devenus les bus sur certaines lignes du TEC, à l’heure de pointe.

Et je me dis que, de toute évidence, à Liège, le bus, c’est (devenu?) un truc de gens qui n’ont pas le choix, un truc de gens qui n’ont pas d’autre solution pour se déplacer que d’attendre — parfois longtemps et souvent sans abri — ces vieux bahuts au diesel qui cahotent sur les pavés. Continuer la lecture de Le TEC, un truc de gens qui n’ont pas le choix ?

Tram de Liège : et si l’on mettait les chiffres sur la table ?

Conférence de presse du 21 janvier 2016, Maison de la presse de Liège

L’objet de la présente communication, rapidement mise sur pieds dans un contexte où des décisions extrêmement importantes pourraient être prises à brève échéance, est d’une simplicité biblique : faire valoir à quel point il serait inepte, dès lors qu’on déciderait de passer outre au troisième avis négatif d’Eurostat sur la comptabilisation du tram de Liège, de maintenir un système de financement ruineux qui n’a été choisi que pour complaire aux exigences européennes.

Financement ruineux ? Nos tableaux montrent que si l’on retire de l’enveloppe PPP le coût de l’entretien et de la maintenance, on peut estimer que le PPP négocié par la Région revient à accorder un taux d’intérêt d’environ 9 % au «partenaire» privé sur l’investissement réalisé. Dans un contexte où les taux auxquels peuvent prétendre les pouvoirs publics en Belgique pour se financer sont inférieurs au quart de celui-ci. Continuer la lecture de Tram de Liège : et si l’on mettait les chiffres sur la table ?

Tram : pour une réunion exceptionnelle du Conseil communal

Monsieur le bourgmestre,

Le troisième avis d’Eurostat sur le financement du tram, négatif comme beaucoup de commentateurs le craignaient, constitue un moment clé pour la Ville de Liège ; un de ces moments lors desquels le sursaut peut avoir lieu, ou lors desquels, sans réaction coordonnée, un enlisement peut s’amorcer. Nous vivons un moment où se joue le Liège dans lequel vivra la prochaine génération.

Considérant la gravité de la situation, j’ai l’honneur de m’adresser à vous pour vous demander d’organiser, dans les trois semaines, une réunion exceptionnelle du Conseil communal, spécifiquement consacrée à l’avenir du transport public dans l’agglomération liégeoise. Alors qu’un tel moment de débat, public, n’a jamais eu lieu depuis que le dossier du tram est sur la table, je suis convaincu que c’est par là qu’il faut recommencer, si l’on veut espérer voir une vision partagée et crédible émerger et avoir des chances réelles de se réaliser.

Plutôt que de céder à des réactions précipitées, donnons à l’instance démocratique première de notre Ville l’occasion d’examiner publiquement et sereinement les options disponibles dans ce dossier. Confrontons les lectures et les éléments d’analyse disponibles. Et tentons, sur cette base, en toute transparence vis-à-vis des Liégeoises et des Liégeois, de construire un consensus sur la voie la plus raisonnable à suivre.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le bourgmestre, mes salutations très distinguées.

François Schreuer

Question écrite : jalonnement dynamique du stationnement

Monsieur le bourgmestre,

Alors que vous venez de réaffirmer dans la presse que la construction d’un nouveau parking en ouvrage dans le centre-ville constitue toujours l’une de vos priorités pour l’année nouvelle, alors que Monsieur l’échevin de la mobilité communique sur diverses nouveautés en matière de gestion de stationnement, notamment une augmentation importante des places payantes en voirie, je m’interroge sur les raisons de votre silence persistant sur la question du jalonnement dynamique du stationnement. Continuer la lecture de Question écrite : jalonnement dynamique du stationnement