Téléphérique : unanimité au Conseil communal

À l’initiative de VEGA, le texte suivant a été adopté, ce 26 septembre 2016 par le Conseil communal de Liège.

Considérant qu’une réflexion est aujourd’hui menée sur les enjeux de mobilité entourant l’hôpital de la Citadelle, par l’intercommunale du CHR elle-même et par le gouvernement wallon ;

Considérant que la plus grande partie des milliers d’usagers quotidiens de l’hôpital vient de la Ville et que la très grande majorité de ceux-ci sont en mesure de se déplacer par leurs propres moyens ;

Considérant que le quartier de Sainte-Walburge connait aujourd’hui un engorgement lié à l’entrée de nombreux véhicules en ville ainsi qu’à l’activité de l’hôpital ;

Considérant que cette situation n’est pas sans conséquences importantes sur les riverains des voiries permettant l’accès vers la ville, notamment la rue Sainte-Walburge, la rue de Campine, la Montagne Sainte-Walburge ou la rue Hocheporte ;

Considérant qu’un report modal significatif vers le transport public et les modes doux est dès lors souhaitable ;

Considérant que celui-ci, en réduisant l’engorgement du quartier, contribuera à faciliter l’accès à l’hôpital pour les véhicules d’urgence et pour les personnes qui ne peuvent se déplacer sans un véhicule individuel ;

Considérant que celui-ci passera notamment par une meilleure intermodalité et une meilleure connexion aux modes de transport structurants et notamment au rail et, demain, au tram ;

Considérant que la SNCB annonce des évolutions positives dans le dossier du Réseau express liégeois (REL) et que, dans ce cadre, la réouverture d’un point d’arrêt place Vivegnis est espérée ;

Considérant que de nombreux exemples internationaux ont démontré la pertinence du câble pour le transport des personnes lorsqu’un obstacle naturel doit être franchi ;

Considérant dès lors qu’une liaison entre le fond de vallée, l’hôpital et le futur P+R de Vottem pourrait constitue une hypothèse qui doit être étudiée ;

Considérant qu’une telle liaison pourrait favoriser l’usage du vélo, en permettant aux habitants du plateau de remonter chez eux de façon aisée ;

Considérant encore que cette liaison pourrait présenter un intérêt touristique important pour la Ville ;

Considérant enfin que celle liaison pourrait, le cas échéant, contribuer au développement d’une offre de logistique urbaine, évitant l’entrée en ville de nombreux camions ;

Le Conseil communal :

  • Souhaite que la possibilité de réaliser un téléphérique entre le fond de vallée, la Citadelle et Vottem fasse l’objet d’une étude circonstanciée — et soit examinée dans le cadre d’études portant sur la mobilité autour du site de la Citadelle ;
  • Demande au gouvernement wallon d’envisager cette hypothèse dans ses projets pour le quartier, notamment dans le cadre du dossier des « routes de l’emploi » ;
  • Souhaite que la Ville et le CHR réfléchissent ensemble à une mise en œuvre par phases, commençant par une liaison entre le fond de vallée et la Citadelle, fondée sur un cofinancement Ville-Région wallonne-CHR, sachant que cette liaison est aussi moins coûteuse que la liaison entre la Citadelle et Vottem ;
  • Mandate le Collège pour transmettre cette demande au gouvernement ;
  • Mandate ses représentants au sein de l’intercommunale CHR pour demander que le téléphérique fasse partie de toute étude future relative à la mobilité autour du site de la Citadelle.

Publié par

François Schreuer

Conseiller communal (VEGA) de la Ville de Liège.

4 réflexions au sujet de « Téléphérique : unanimité au Conseil communal »

  1. La motion portant sur une étude circonstanciée liée à l’accessibilité du CHR. (Citadelle) s’appuie sur l’énoncé de considérations d’un simplisme confondant, admises depuis belle lurette tant leur évidence s’impose. Toutefois quatre d’entre elles sont insidieuses, elles relèvent de tes seules supputations :
    1. l’évolution « positive » du dossier du RELg.
    2. l’espoir de la réactivation de la station Vivegnies (SNCB)
    3. sa déserte par le tout aussi hypothétique tram.
    4. l’extrapolation de la pertinence d’exemples étrangers.
    J’estime excessif de préciser que le mode de connexion du CHR. avec le fond de vallée à examiner soit un TÉLÉPHÉRIQUE. C’est restreindre maladroitement le champ des possibilités offertes et se priver de toute comparaison notamment en terme d’investissement et de coût d’exploitation. Dès lors pourquoi exclure l’hypothèse d’un FUNICULAIRE qui présente autant sinon plus d’avantages que le mode par « câbles » ?

    Liège, le 29 septembre 2016.
    Pierre ARNOULD 0477 909 784 – arnould.p@skynet.be

  2. Bonjour

    Cela me parait assez lourd comme investissement.
    Et doit nécessiter un entretien onéreux.
    Mais, il est vrai qu’un desserte directe du CHR ne serait pas un luxe.

    N’est il pas possible d’envisager une liaison par funiculaire fonctionnant sur le modèle de celui qui relie le sanatorium au centre de la ville de Spa.

    BàV
    Morgenthal Jean-Claude

    1. Bonjour,

      Le téléphérique est un mode de transport moins coûteux — à l’investissement comme à l’exploitation — que les autres modes structurants de transport public. Il est aujourd’hui en train d’être adopté par de nombreuses villes à travers le monde.

      Le funiculaire ne semble pas pertinent sur cette liaison pour plusieurs raisons : coût nettement supérieur (notamment parce que la pente n’est pas régulière et qu’il faudrait donc construire tunnel ou viaduc), impact lourd sur un site classé (les coteaux de la Citadelle) et mauvaise connexion avec le reste du réseau (dès lors que ce funiculaire s’arrêterait au pied et au sommet de la colline, loin des stations de bus, tram ou train).

      1. Bonjour Pierre,

        Toujours aussi aimable, à ce que je vois.

        1 & 2. En ce qui concerne le REL, c’est la SNCB elle-même qui communique désormais sur le sujet (ce qui est, j’espère que tu en conviendras, un élément aussi neuf que positif), et un consensus semble établi sur l’essentiel entre elle et les communes de l’agglomération (cf. communiqué de Liège Métropole, il y a quelques mois). Ce consensus inclut explicitement la réouverture d’un point d’arrêt place Vivegnis.

        3. Il est bien clair que le projet de tram actuellement sur la table ne dessert pas la place Vivegnis. Il est clair aussi que la place Vivegnis est le seul point accessible par le téléphérique où il est _possible_ de faire se rencontrer tram et train. Je ne crois pas avoir jamais dit autre chose.

        4. Il faudrait un peu préciser.

        5. Les arguments disqualifiant le funiculaire sont lourds et ont déjà été exprimés à de nombreuses reprises (coût, implantation dans un site classé, intermodalité extrêmement mauvaise, principalement). Mais je n’ai pas d’objection à ce qu’une étude les réexamine. C’est juste de la perte de temps.

        Au plaisir de te lire,

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