Qui représente la Ville de Liège où ?

La population de la Ville de Liège est représentée au Conseil communal, d’une façon (presque) proportionnelle au suffrage rendu dans le cadre des élections communales. Il est aisé de savoir qui sont les élus.

Mais elle est aussi représentée, indirectement, dans les intercommunales et dans de nombreuses associations. Il est là plus difficile de savoir qui siège où, puisque ces données ne sont, à ma connaissance, centralisées nulle part (et ne sont pas toutes publiées).

J’ai donc le plaisir de rendre publique ici une première liste des représentants de la Ville de Liège, telle qu’elle m’est transmise par le secrétariat communal, à qui j’ai demandé de réaliser ce travail de compilation et que je remercie.

NB : certaines données présentes dans ces listes ne sont de toute évidence par à jour (n’hésitez pas à me signaler d’éventuelles erreurs, que je ferai suivre). Je ne doute pas que, par la mise en ligne de ces données, nous aboutiront rapidement à des données de plus en plus fiables.

Question écrite : Manque de respect des mesures de circulation locale ?

Monsieur le bourgmestre,

De nombreuses rues de notre ville sont réservées à la circulation locale.

Beaucoup de riverains de ces rues ont cependant le sentiment d’un estompement de la norme : en pratique, certaines de ces limitations sont en effet peu voire pas du tout respectées.

J’aimerais connaître la manière dont vous envisagez ce problème.

Plus particulièrement, pouvez-vous m’indiquer combien de contrôles ont été diligentés par la police en 2016 concernant ce type d’infractions ? Et combien de contrevenants ont été verbalisés lors de ces opérations ?

Il me revient également que la procédure de contrôle actuellement en vigueur passe par la remise aux automobilistes d’un formulaire à remplir, laquelle, en plus d’être lourde sur le plan administratif, s’avèrerait peu concluante (dès lors qu’il est aisé d’inventer un prétexte justifiant la présence dans une rue où l’on ne faisait que passer). Ne serait-il pas possible d’envisager d’autres formes de contrôle (relevé des plaques à l’entrée et à la sortie d’une rue, et verbalisation des véhicules qui ne se sont pas arrêtés, par exemple) ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous voudrez bien me faire à cette question.

François Schreuer

Question écrite – Bio dans les cantines : où en sommes-nous ?

Monsieur le bourgmestre,

Au printemps dernier, à la suite d’une interpellation puis d’une pétition, vous vous êtes engagé à mettre en route un processus de conversion au bio de nos cantines et de nos crèches. Des milliers de Liégeois — parents d’enfants en bas âge ou simplement citoyens conscients des dégâts sanitaires et environnementaux considérables dont sont responsables les pesticides — se sont réjouis de vous voir faire un pas dans cette direction.

La concrétisation de cet engagement tarde cependant à venir. Certes, vous avez prévu, dans le budget 2017, une ligne budgétaire de 70.000 EUR pour amorcer ce processus — processus qui, répétons-le, pourrait être neutre budgétairement si l’on voulait bien remettre en cause la sacro-sainte présence des protéines carnées dans tous les repas servis dans les cantines, ce qui bénéficierait à la santé publique et à celle de la planète — mais les demandes de précision que je vous ai adressées sur le calendrier de mise en œuvre ou l’usage de cette ligne budgétaire sont jusqu’à présent restées sans réponse.

Je me permets dès lors de vous revenir avec quelques questions précises :

a) Disposez-vous d’un plan pour organiser le passage au bio de nos cuisines collectives, non seulement scolaires mais l’ensemble d’entre elles ? Comment et par qui a-t-il été réalisé ? Vous appuyez-vous sur une expertise extérieure ? Pouvez-vous le communiquer au Conseil ?

b) Quels sont les publics qui bénéficieront du passage au bio en 2017 ? Et quel est le calendrier de mise en œuvre pour les crèches et écoles qui ne seraient pas concernées cette année ?

c) Le lait en poudre utilisé dans les crèches — actuellement produit, pour ce que j’en sais, par des multinationales agroalimentaires — est-il concerné par la ligne budgétaire inscrite au budget 2017 ?

d) La Ville a-t-elle ouvert un dialogue avec les producteurs bio de la région pour évaluer la manière dont pourrait être en mis en place d’un circuit court pour l’alimentation de nos cuisines ?

e) Quelle communication prévoyez-vous vers les parents pour les informer de la situation ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous apporterez à la présente.

François Schreuer
Conseiller communal

Question écrite : À quoi sert-il d’organiser une réunion de concertation si les réclamants sont convoqués en dernière minute ?

Monsieur le bourgmestre,

Ce jeudi 9 février en matinée a lieu la «réunion de concertation» dans le cadre de la demande de permis du projet «Médiaciné» (10 salles de cinéma dans le quartier du Longdoz), ainsi qu’il est prévu par la législation régionale dans le cas où plus de 25 personnes ont participé à une enquête publique.

Ici, ils et elles sont 1361. Et ces 1361 réclamants vont donc recevoir un courrier de la part de l’administration. Il n’est pas certain, cependant, qu’ils le recevront à temps. Cet envoi porte en effet le cachet de la poste du mardi 7 février. Autrement dit, dans le meilleur des cas, ces 1361 citoyens trouveront dans leur boîte aux lettres, ce mercredi 8 février au soir en rentrant du travail, une convocation pour une réunion qui a lieu demain matin 9 février à 8h30. Quel travailleur, selon vous, est en mesure de s’organiser avec son employeur dans de telles conditions ? Il ne me semble pas m’avancer beaucoup en considérant que cette pratique élimine de la procédure de concertation une grande majorité de nos concitoyens, dont les obligations professionnelles ne sont pas compatibles avec ce genre de délais.

Encore s’agit-il là du meilleur des cas, dis-je, puisque bon nombre de ces personnes ne recevront en fait ce courrier… qu’après la tenue de la réunion.

Je m’interroge, dès lors : quel message l’administration envoie-t-elle à ces citoyens responsables qui ont pris du temps pour participer à une procédure publique d’urbanisme, qui ont, pour certains d’entre eux rédigé des courriers détaillés et approfondis ?

Sachant que cette pratique de la convocation en toute dernière minute est habituelle (c’était aussi le cas pour les réclamants dans l’enquête sur le projet de parking sous la place Cockerill, par exemple), pourriez-vous me dire, Monsieur le bourgmestre : s’agit-il d’une pratique délibérée ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qui explique ce tempo malheureux ?

Mais surtout : pouvez-vous vous engager, Monsieur le bourgmestre, à ce que les convocations à ce type de réunions soient désormais envoyées dans un délai raisonnable, par exemple 10 jours à l’avance ?

Dans le cas présent, pourriez-vous envisager d’organiser une nouvelle séance, en convoquant dans des délais décents nos 1361 concitoyens concernés ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous voudrez bien m’apporter.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège