Question écrite – Bio dans les cantines : où en sommes-nous ?

Monsieur le bourgmestre,

Au printemps dernier, à la suite d’une interpellation puis d’une pétition, vous vous êtes engagé à mettre en route un processus de conversion au bio de nos cantines et de nos crèches. Des milliers de Liégeois — parents d’enfants en bas âge ou simplement citoyens conscients des dégâts sanitaires et environnementaux considérables dont sont responsables les pesticides — se sont réjouis de vous voir faire un pas dans cette direction.

La concrétisation de cet engagement tarde cependant à venir. Certes, vous avez prévu, dans le budget 2017, une ligne budgétaire de 70.000 EUR pour amorcer ce processus — processus qui, répétons-le, pourrait être neutre budgétairement si l’on voulait bien remettre en cause la sacro-sainte présence des protéines carnées dans tous les repas servis dans les cantines, ce qui bénéficierait à la santé publique et à celle de la planète — mais les demandes de précision que je vous ai adressées sur le calendrier de mise en œuvre ou l’usage de cette ligne budgétaire sont jusqu’à présent restées sans réponse.

Je me permets dès lors de vous revenir avec quelques questions précises :

a) Disposez-vous d’un plan pour organiser le passage au bio de nos cuisines collectives, non seulement scolaires mais l’ensemble d’entre elles ? Comment et par qui a-t-il été réalisé ? Vous appuyez-vous sur une expertise extérieure ? Pouvez-vous le communiquer au Conseil ?

b) Quels sont les publics qui bénéficieront du passage au bio en 2017 ? Et quel est le calendrier de mise en œuvre pour les crèches et écoles qui ne seraient pas concernées cette année ?

c) Le lait en poudre utilisé dans les crèches — actuellement produit, pour ce que j’en sais, par des multinationales agroalimentaires — est-il concerné par la ligne budgétaire inscrite au budget 2017 ?

d) La Ville a-t-elle ouvert un dialogue avec les producteurs bio de la région pour évaluer la manière dont pourrait être en mis en place d’un circuit court pour l’alimentation de nos cuisines ?

e) Quelle communication prévoyez-vous vers les parents pour les informer de la situation ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous apporterez à la présente.

François Schreuer
Conseiller communal

Question écrite : Un nouveau local associatif pour le quartier Vennes-Fétinne ?

Monsieur le bourgmestre,

On s’en souvient : voici un an, pour faire place au chantier de la nouvelle passerelle, l’école maternelle du Parc de Boverie était déménagée, dans l’urgence, vers les locaux associatifs qui avaient été construits en 2010 au 18A de la rue de Londres, pour la coordination du quartier de Vennes-Fétinne. Ces locaux ont été rapidement aménagés et accueillent désormais la petite cinquantaine d’enfants scolarisés dans cette école.

Si les associations du quartier, sans doute soucieuses de l’accueil scolaire de ces enfants, avaient à l’époque fait montre d’une grande compréhension malgré les conditions assez cavalières de leur expulsion, qu’elles avaient apprise en dernière minute, il m’a semblé utile, un an an plus tard, de poser la question de leur situation. Le constat est préoccupant Continuer la lecture de Question écrite : Un nouveau local associatif pour le quartier Vennes-Fétinne ?

Pesticides dans les repas scolaires : ment-on aux usagers ?

Vous vous en souvenez peut-être : mon interpellation au dernier Conseil communal m’a laissé plein de perplexité face à la réponse très alambiquée que j’ai reçue de la part de l’échevin de l’instruction publique, Pierre Stassart.

À la suite de cela et en l’absence des clarifications demandées, j’ai lancé, avec le concours de quatre autres conseillers communaux, une pétition (qui vient de passer les 1400 signataires et que je vous invite bien sûr à signer si ce n’est déjà fait) demandant que les repas scolaires soient désormais dépourvus de pesticides.

Ce matin, le dossier rebondit dans le journal Le Soir. Alors que l’échevin tente de minimiser le problème (en le réduisant au seul glyphosate) et de renvoyer la balle au niveau régional (nouvelle illustration de ce grand mal belge qui consiste à toujours tenter de refiler la patate chaude à un autre échelon du millefeuille institutionnel plutôt que d’affronter ses responsabilités), M. Jean-Luc Leburton, directeur du département hôtelier de l’intercommunal ISOSL — en charge de la préparation des repas — explique en effet que les seuls aliments bio qui entrent aujourd’hui dans la composition des repas scolaires sont les pommes et les poires. Continuer la lecture de Pesticides dans les repas scolaires : ment-on aux usagers ?

Cantines scolaires : des clarifications sont nécessaires

Communiqué de presse, 25 avril 2016

À l’interpellation qui lui a été adressée ce lundi soir par le groupe VEGA, l’échevin de l’instruction publique de la Ville de Liège, Pierre Stassart, a répondu en communiquant certaines informations inquiétantes au sujet des repas servis aux élèves fréquentant les écoles de la Ville de Liège. Continuer la lecture de Cantines scolaires : des clarifications sont nécessaires

À quand la généralisation du bio dans les cantines communales ?

Interpellation au Collège communal, Conseil du 25 avril 2016.

Monsieur le bourgmestre,
Monsieur l’échevin de l’instruction publique,

Au cours des derniers mois et années, les informations se sont accumulées pour établir les dangers que représentent les pesticides pour la santé humaine.

Malgré le lobbying intensif et les mesures dilatoires que le secteur a multipliés, au mépris de la santé publique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi, l’an dernier, classé 5 molécules utilisées en agriculture, dont le très répandu glyphosate, dans la catégorie des « cancérogènes probables ». Continuer la lecture de À quand la généralisation du bio dans les cantines communales ?

Places en crèche pour des enfants dont les parents sont chômeurs

J’adresse ce jour au Collège communal une question écrite portant sur l’accès aux crèches (et mini-crèches) communales pour les enfants dont les parents sont chômeurs.

Monsieur le bourgmestre,

Les chômeurs sont, comme vous le savez, soumis depuis 2004 au contrôle du comportement de recherche d’emploi. Dans ce cadre, mais aussi lors de contrôles plus ponctuels sur la disponibilité du chômeur à l’emploi (par exemple lorsqu’il ne se présente pas à un rendez-vous au FOREM ou ne répond pas à une offre jugée convenable qui lui est proposée par les services de placement), le fait de ne pas avoir de place dans une crèche pour les enfants en bas âge constitue aux yeux de l’ONEm un élément pénalisant pour les chômeurs. Continuer la lecture de Places en crèche pour des enfants dont les parents sont chômeurs