Question écrite : Manque de respect des mesures de circulation locale ?

Monsieur le bourgmestre,

De nombreuses rues de notre ville sont réservées à la circulation locale.

Beaucoup de riverains de ces rues ont cependant le sentiment d’un estompement de la norme : en pratique, certaines de ces limitations sont en effet peu voire pas du tout respectées.

J’aimerais connaître la manière dont vous envisagez ce problème.

Plus particulièrement, pouvez-vous m’indiquer combien de contrôles ont été diligentés par la police en 2016 concernant ce type d’infractions ? Et combien de contrevenants ont été verbalisés lors de ces opérations ?

Il me revient également que la procédure de contrôle actuellement en vigueur passe par la remise aux automobilistes d’un formulaire à remplir, laquelle, en plus d’être lourde sur le plan administratif, s’avèrerait peu concluante (dès lors qu’il est aisé d’inventer un prétexte justifiant la présence dans une rue où l’on ne faisait que passer). Ne serait-il pas possible d’envisager d’autres formes de contrôle (relevé des plaques à l’entrée et à la sortie d’une rue, et verbalisation des véhicules qui ne se sont pas arrêtés, par exemple) ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous voudrez bien me faire à cette question.

François Schreuer

Question écrite – Bio dans les cantines : où en sommes-nous ?

Monsieur le bourgmestre,

Au printemps dernier, à la suite d’une interpellation puis d’une pétition, vous vous êtes engagé à mettre en route un processus de conversion au bio de nos cantines et de nos crèches. Des milliers de Liégeois — parents d’enfants en bas âge ou simplement citoyens conscients des dégâts sanitaires et environnementaux considérables dont sont responsables les pesticides — se sont réjouis de vous voir faire un pas dans cette direction.

La concrétisation de cet engagement tarde cependant à venir. Certes, vous avez prévu, dans le budget 2017, une ligne budgétaire de 70.000 EUR pour amorcer ce processus — processus qui, répétons-le, pourrait être neutre budgétairement si l’on voulait bien remettre en cause la sacro-sainte présence des protéines carnées dans tous les repas servis dans les cantines, ce qui bénéficierait à la santé publique et à celle de la planète — mais les demandes de précision que je vous ai adressées sur le calendrier de mise en œuvre ou l’usage de cette ligne budgétaire sont jusqu’à présent restées sans réponse.

Je me permets dès lors de vous revenir avec quelques questions précises :

a) Disposez-vous d’un plan pour organiser le passage au bio de nos cuisines collectives, non seulement scolaires mais l’ensemble d’entre elles ? Comment et par qui a-t-il été réalisé ? Vous appuyez-vous sur une expertise extérieure ? Pouvez-vous le communiquer au Conseil ?

b) Quels sont les publics qui bénéficieront du passage au bio en 2017 ? Et quel est le calendrier de mise en œuvre pour les crèches et écoles qui ne seraient pas concernées cette année ?

c) Le lait en poudre utilisé dans les crèches — actuellement produit, pour ce que j’en sais, par des multinationales agroalimentaires — est-il concerné par la ligne budgétaire inscrite au budget 2017 ?

d) La Ville a-t-elle ouvert un dialogue avec les producteurs bio de la région pour évaluer la manière dont pourrait être en mis en place d’un circuit court pour l’alimentation de nos cuisines ?

e) Quelle communication prévoyez-vous vers les parents pour les informer de la situation ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous apporterez à la présente.

François Schreuer
Conseiller communal

Question écrite : À quoi sert-il d’organiser une réunion de concertation si les réclamants sont convoqués en dernière minute ?

Monsieur le bourgmestre,

Ce jeudi 9 février en matinée a lieu la «réunion de concertation» dans le cadre de la demande de permis du projet «Médiaciné» (10 salles de cinéma dans le quartier du Longdoz), ainsi qu’il est prévu par la législation régionale dans le cas où plus de 25 personnes ont participé à une enquête publique.

Ici, ils et elles sont 1361. Et ces 1361 réclamants vont donc recevoir un courrier de la part de l’administration. Il n’est pas certain, cependant, qu’ils le recevront à temps. Cet envoi porte en effet le cachet de la poste du mardi 7 février. Autrement dit, dans le meilleur des cas, ces 1361 citoyens trouveront dans leur boîte aux lettres, ce mercredi 8 février au soir en rentrant du travail, une convocation pour une réunion qui a lieu demain matin 9 février à 8h30. Quel travailleur, selon vous, est en mesure de s’organiser avec son employeur dans de telles conditions ? Il ne me semble pas m’avancer beaucoup en considérant que cette pratique élimine de la procédure de concertation une grande majorité de nos concitoyens, dont les obligations professionnelles ne sont pas compatibles avec ce genre de délais.

Encore s’agit-il là du meilleur des cas, dis-je, puisque bon nombre de ces personnes ne recevront en fait ce courrier… qu’après la tenue de la réunion.

Je m’interroge, dès lors : quel message l’administration envoie-t-elle à ces citoyens responsables qui ont pris du temps pour participer à une procédure publique d’urbanisme, qui ont, pour certains d’entre eux rédigé des courriers détaillés et approfondis ?

Sachant que cette pratique de la convocation en toute dernière minute est habituelle (c’était aussi le cas pour les réclamants dans l’enquête sur le projet de parking sous la place Cockerill, par exemple), pourriez-vous me dire, Monsieur le bourgmestre : s’agit-il d’une pratique délibérée ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qui explique ce tempo malheureux ?

Mais surtout : pouvez-vous vous engager, Monsieur le bourgmestre, à ce que les convocations à ce type de réunions soient désormais envoyées dans un délai raisonnable, par exemple 10 jours à l’avance ?

Dans le cas présent, pourriez-vous envisager d’organiser une nouvelle séance, en convoquant dans des délais décents nos 1361 concitoyens concernés ?

Je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour les réponses que vous voudrez bien m’apporter.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège

Question écrite : La Ville de Liège envisage-t-elle d’acquérir les immeubles de la rue Armand Stouls ?

Monsieur le bourgmestre,

L’enquête publique sur le projet «Médiaciné» — un multiplexe de 10 salles dans le quartier du Longdoz — touche à sa fin et votre Collège va être prochainement amené à se positionner sur le dossier.

L’Etude d’incidences sur l’environnement (EIE) du projet devrait en principe vous y aider. Elle sous-estime malheureusement de façon flagrante l’impact du projet pour les habitants du quartier — démontrant une nouvelle fois, s’il en était besoin, l’absurdité d’une législation wallonne qui donne aux promoteurs privés le choix de l’auteur de l’étude censée éclairer le débat public.

C’est en particulier le cas de la rue Armand Stouls (mais aussi, dans une moindre mesures des rues d’Harscamp et de Seraing), qui est d’ores et déjà réduite à un statut de local technique, si l’on peut dire, du centre commercial «Médiacité», et dont les habitants subissent des désagréments importants.

Si le projet «Médiaciné» devait être réalisé, cette situation deviendrait tout simplement invivable pour les riverains qui seraient soumis de façon quasiment permanente au trafic automobile et aux voitures ventouses, l’ouverture des salles de cinéma ayant pour effet d’étendre les plages horaires concernées en soirée et le dimanche, en plus des horaires actuels d’ouverture de la Médiacité. Ces habitants verraient en outre l’horizon barré par un mur aveugle de… 19 mètres de haut (qu’il soit qualifié de «végétal» ou de «dynamique» par le promoteur de change rien à ce fait). Ce manque de respect de l’auteur de projet pour les habitants du quartier où il prétend s’implanter est interpellant, a fortiori dans un contexte où il est tellement nécessaire de favoriser le retour vers la ville et donc une meilleure qualité de vie dans nos quartiers denses.

J’aimerais savoir quelle importance le Collège accorde à cette situation. Si vous deviez être amenés à rendre un avis favorable sur le dossier, envisagez-vous des mesures de compensation au bénéfice des riverains ? Concrètement, dans ce cas de figure (que nous éviterons, je l’espère, mais il s’agit de prévoir toute éventualité), envisagez-vous d’organiser l’expropriation des riverains concernés — ou a minima le rachat à l’amiable des immeubles des propriétaires qui souhaitent fuir la dégradation significative de leur lieu de vie, ainsi que cela a été fait dans certains villages entourant l’aéroport de Bierset ? Cela semblerait la moindre des choses, au vu du préjudice que subissent ces habitants.

En l’attente de vous lire, je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour le suivi que vous réserverez à la présente.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège

Question écrite : Le financement du projet «Médiaciné» par des acteurs publics a-t-il fait l’objet d’une concertation avec la Ville de Liège ?

Monsieur le bourgmestre,

Je reviens, une fois, encore, sur le dossier «Médiaciné» et plus particulièrement sur son financement. Celui-ci repose pour une partie substantielle (près de la moitié de son budget) sur des apports de deux structures publiques ou para-publiques : la SRIW et Meusinvest, qui, selon les informations parues dans la presse, apportent respectivement 3 et 2 millions d’euros au projet (sous forme de prêt ou de participation au capital).

Ces deux sociétés ont pour mission de contribuer au développement économique de notre région. Elles sont elles-mêmes financées par le contribuable en nom de cette finalité.

Pourtant, dans le cas présent, de nombreux éléments indiquent que le projet «Médiaciné», loin de contribuer au développement économique de la ville, risque plutôt de lui porter atteinte. Ce sera clairement le cas si ce projet aboutit à la fermeture de salles de cinéma dans le centre-ville, réduisant inévitablement la vitalité, notamment économique, de celui-ci et, de manière générale, son attractivité.

Le modèle spatial du projet «Médiaciné» est en effet beaucoup plus pauvre que celui d’un cinéma situé dans un piétonnier du centre-ville. Les usagers de ce nouveau projet viendront en voiture, se gareront dans un parking souterrain et repartiront sitôt leur séance terminée. Il est illusoire d’espérer voir se développer le secteur HoReCa autour de ce projet, a fortiori une urbanité susceptible de profiter au quartier du Longdoz.

Pire, en amenant des centaines de milliers de visiteurs annuels à ne plus fréquenter les rues du centre-ville pour se cantonner à ce diptyque parking + parking souterrain, ce projet va alimenter un imaginaire anti-urbain déjà très présent, portant un préjudice direct et évident à notre ville.

J’aimerais dès lors savoir :

a) Si la SRIW et Meusinvest ont concerté les autorités liégeoises avant de décider de soutenir le projet «Médiaciné».

b) Si, compte-tenu des éléments qui précèdent, la Ville de Liège a pris l’initiative d’alerter ces deux sociétés publiques sur les risques qu’elles font courir au centre-ville de Liège — ou si vous avez l’intention de le faire prochainement.

En l’attente de vous lire, je vous remercie, Monsieur le bourgmestre, pour le suivi que vous réserverez à la présente.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège

Pour la mise en semi-piétonnier de la rue Cathédrale entre la rue de l’Université et la place de la Cathédrale

Monsieur le bourgmestre,
Monsieur l’échevin des travaux,

Je me permets de revenir ici sur un sujet qui a été brièvement évoqué récemment au Conseil communal, à l’occasion du vote sur le plan d’investissement communal 2017-2018.

Celui-ci prévoit en effet des travaux d’aménagement de la place de la Cathédrale, ce dont je me réjouis.

Par contre, rien n’est prévu pour le tronçon de la rue Cathédrale situé entre la rue de l’Université et la place de la Cathédrale, un tronçon dont l’utilité dans le réseau est désormais minime, mais qui est régulièrement embouteillé par des files de voitures qui attendent d’entrer dans le parking Cathédrale ou qui «tournent» simplement à la recherche d’une place de parking.

Il me semblerait dès lors pertinent d’envisager la mise en semi-piétonnier de ce tronçon, parallèlement à l’aménagement de la place. Une signalisation adaptée — et éventuellement une borne rétractable — pourraient suffire à opérer cette transformation.

J’aimerais savoir si le Collège est ouvert à cette possibilité. Et s’il envisage de la réaliser dans le même tempo que celui de la place.

Je vous remercie pour la réponse que vous voudrez bien me faire.

François Schreuer
Conseiller communal de la Ville de Liège

Quand la Ville va-t-elle rebâtir la dent creuse à l’angle de la rue Paradis et de la place des Guillemins ?

Question écrite au Collège communal, lundi 21 février 2016.

Monsieur le bourgmestre,

En février 2009, le Conseil communal a voté un plan d’expropriation de quatre immeubles situés au coin de la place des Guillemins et de la rue Paradis. Ces expropriations visaient à faciliter l’aménagement de la nouvelle place des Guillemins. Des engagements ont été pris, à l’époque, de rebâtir la parcelle rapidement — en rognant le coin, désormais dévolu à l’espace public — de façon à éviter de laisser une dent creuse face à la gare. Continuer la lecture de Quand la Ville va-t-elle rebâtir la dent creuse à l’angle de la rue Paradis et de la place des Guillemins ?

Pour une reprise en main par la Ville du site des anciens établissements Sacré

Question écrite

Monsieur le bourgmestre,

On le sait, un promoteur de la place a tenté, au cours des dernières années, de développer un immeuble de plusieurs centaines de kots étudiants au bout de l’esplanade Saint-Léonard, sur le site des anciens établissements Sacré, tout au début de la rue Vivegnis. Ce projet, qui ne s’intègre nullement dans le schéma directeur du quartier, a fait l’objet d’une levée de bouclier de la part de nombreux habitants et n’a pas obtenu les autorisations urbanistiques requises. La Ville a d’ailleurs fait diligence dans ce dossier, pour faire respecter ses prescriptions urbanistiques et la quiétude des riverains, en ce compris en allant en recours contre une décision ministérielle litigieuse. Grâce à cette attitude proactive, le projet semble aujourd’hui en passe d’être abandonné.

Face à cet échec, le promoteur serait, à en croire des personnes ayant assisté aux réunions de concertation, décidé à laisser «pourrir» ce terrain, de façon, comme il l’aurait déclaré à plusieurs habitants qui se sont opposés au projet, à «punir» les riverains de leur opposition à ses visées immobilières. Continuer la lecture de Pour une reprise en main par la Ville du site des anciens établissements Sacré

Question écrite : état de la voirie, rue Vivegnis, entre la place Vivegnis et l’esplanade

Monsieur le bourgmestre,

La rue Vivegnis a été entièrement rénovée, à l’exception du tronçon situé entre l’esplanade Saint-Léonard et la place Vivegnis. Ce dernier est pourtant en piteux état. La chaussée et les trottoirs sont défoncés, les avaloirs souvent bouchés ou inutiles.

Des fuites dans le système d’adduction d’eau amènent de l’humidité dans les caves et les murs des habitations. Les colmatages réalisés à la hâte accentuent davantage la dégradation du pavement et empirent le problème. Continuer la lecture de Question écrite : état de la voirie, rue Vivegnis, entre la place Vivegnis et l’esplanade

Prolongation de la navette fluviale et accès aux PMR et cyclistes

Question écrite au Collège communal

Monsieur le bourgmestre,

Je lis dans la presse le bilan très positif que vous faites des premiers mois d’exploitation de la navette fluviale qui relie depuis le printemps la Boverie au centre-ville. Même si l’exploitation de cette navette reste déficitaire à ce stade (et que le déficit est pris en charge par l’autorité communale), même si le nombre de passagers par jour (255) reste modeste eu égard au potentiel d’une telle liaison ou à la demande de mobilité générale, je partage le constat positif que vous posez : la mise en service de cette navette est un atout important pour l’attractivité de la ville et le plaisir de la visiter ou d’y vivre, ce qui justifie pleinement la poursuite et l’extension de l’expérience.

La reconduction de l’expérience étant d’ores et déjà à l’ordre du jour, je souhaiterais vous adresser les questions suivantes. Continuer la lecture de Prolongation de la navette fluviale et accès aux PMR et cyclistes

Question écrite : Un nouveau local associatif pour le quartier Vennes-Fétinne ?

Monsieur le bourgmestre,

On s’en souvient : voici un an, pour faire place au chantier de la nouvelle passerelle, l’école maternelle du Parc de Boverie était déménagée, dans l’urgence, vers les locaux associatifs qui avaient été construits en 2010 au 18A de la rue de Londres, pour la coordination du quartier de Vennes-Fétinne. Ces locaux ont été rapidement aménagés et accueillent désormais la petite cinquantaine d’enfants scolarisés dans cette école.

Si les associations du quartier, sans doute soucieuses de l’accueil scolaire de ces enfants, avaient à l’époque fait montre d’une grande compréhension malgré les conditions assez cavalières de leur expulsion, qu’elles avaient apprise en dernière minute, il m’a semblé utile, un an an plus tard, de poser la question de leur situation. Le constat est préoccupant Continuer la lecture de Question écrite : Un nouveau local associatif pour le quartier Vennes-Fétinne ?

Question écrite : Rénovation du Pont de Fétinne

Monsieur le bourgmestre,

Le Service public de Wallonie prévoit de procéder prochainement à la, nécessaire, rénovation du Pont de Fétinne. Si la Ville n’a pas directement compétence sur ce chantier, les implications de celui-ci seront importantes. En sorte que je ne doute pas que le SPW veillera à concerter les services communaux sur différents aspects de cette rénovation.

Dès lors, dans la perspective de cette concertation, je souhaiterais vous adresser les questions suivantes. Continuer la lecture de Question écrite : Rénovation du Pont de Fétinne